17 façons de vivre les émotions négatives sainement


Avez-vous déjà vécu la situation d’avoir envie de crier, de tout casser, mais vous ne l’avez jamais fait, et la colère est restée inexprimée ? Ou peut-être avez-vous vécu un choc, une perte, mais aucune larme n’a été versée ? Ou alors, avez-vous eu peur, mais au lieu de l’admettre vous avez attaqué votre enfant parce qu’il avait failli faire une bêtise ? Comment vivre les émotions pour respecter votre santé et votre écologie psychique et physique ? Ci-dessous vous trouverez quelques recommandations, mais d’abord une explication : pourquoi est-il si important de ne pas étouffer nos émotions ?

Nos émotions sont directement liées à notre corps, c’est notre réaction physiologique à une stimulation physique ou psychique. Quand nous réagissons à cette stimulation avec la colère par exemple, notre corps répond par la fabrication d’hormones spécifiques, qui entraînent à leur tour des réactions physiologiques comme l’accélération de notre rythme cardiaque et de notre respiration, et la hausse de notre température.

Si l’émotion est « supprimée », substituée par une autre émotion « racket » (par exemple je ne dis rien si je suis en colère, j’intériorise tout, ou au contraire, au lieu d’exprimer ma tristesse ou ma peur, j’attaque), je bloque les réactions physiologiques de mon corps, je crée des tensions physiques et psychiques.

Avec le temps et l’accumulation des blocages, le risque de conversion des émotions non-vécues sur le plan somatique (les troubles fonctionnels deviennent les troubles lésionnels) augmente, sans parler de l’effet dévastateur sur nos relations avec nous-même et avec notre entourage.

Dans nos formations basées sur le modèle du Dr. Karpman, nous abordons les outils efficaces pour éviter et déjouer les jeux psychologiques ou les interactions qui génèrent les sentiments parasites et la souffrance. Le modèle Process Communication et la Process Com Thérapie nous permettent aussi d’apprendre à nous connaître, connaître nos points faibles et nos besoins psychologiques personnels, identifier les signes de stress et se ressourcer pour résister au stress et gérer notre écologie et notre bien-être de manière respectueuse. Mais que pouvons-nous faire pour intégrer l’émotion négative et diminuer les dommages si le conflit est déjà là ?

a) Les recommandations ci-dessous ne remplacent pas le travail personnel à faire sur vos propres croyances et votre perception du monde, si vous déchargez votre colère et continuez à la ressentir régulièrement quand vous êtes en contact avec une personne spécifique, cela ne résoudra pas le conflit relationnel ni votre propre conflit intérieur. C’est comme si vous faisiez une cure de détox pendant la journée, et la fête champagne-fromage-charcuterie le soir.

b) Les différentes possibilités mentionnées ci-dessous s’adressent principalement à la colère. Dans un de mes articles, je décris la courbe du deuil (ou de la transition) que l’individu doit traverser pour se reconstruire correctement après une perte majeure. La colère est une étape importante. Sans l’exprimer « écologiquement », il est impossible de continuer la reconstruction.

c) Je voudrais attirer votre attention sur le fait que ressentir de la colère authentique est normal, c’est sain, si vous savez la gérer et l’exprimer en positif. Mais en majorité des cas, nous voyons la colère négative (blâmante, attaquante, agressive, intériorisée, froide) avec les rancœurs, les prétentions, les reproches, le surcontrôle. Ce type de colère peut cacher une autre émotion bloquée (« interdite ») comme dans le cas d’un parent qui a eu peur pour son enfant, et qui au lieu d’exprimer la peur exprime la colère et punit / attaque cet enfant.

d) Gérer sa colère ne signifie pas la supprimer ou ne pas la ressentir. La gestion de la colère signifie prendre conscience que vous vivez cette émotion, et l’exprimer sans s’autodétruire ni détruire l’autre, c’est-à-dire en position +/+ et en utilisant les recommandations ci-dessous.

Les façons destructrices pour exprimer les émotions :

1. Projeter sa colère sur les personnes qui ne sont pas à l’origine de cette émotion. Par exemple une journée dure au travail, des conflits non-résolus, la personne arrive chez soi et attaque /critique / persécute son partenaire et ses enfants. Cela inclut la goujaterie et les manipulations pour frustrer et blesser les autres. Attaquer verbalement quelqu’un dans un magasin, sur la route à la maison, sur les réseau sociaux « parce que c’est justifié » fait partie de cette liste.

2. Compenser avec des sucreries, de l’alcool, des cigarettes, des grignotages ou des repas bien gras, riches et lourds. C’est un reflex qui vient depuis notre enfance suite à l’allaitement… Si nous avons quelque-chose dans la bouche, c’est que nous sommes reconnus et aimés, parce qu’un bébé nourri par sa mère est protégé et aimé. Or ce n’est qu’une illusion, et les émotions authentiques restent bloquées.

3. Violence verbale et physique. Casser les objets, frapper dans les portes, etc. Plus on maîtrise ses émotions, plus on exprime ses émotions authentiques et moins nous avons besoin d’être violent et agressif. Lancer des pics, se moquer ou se venger est aussi une agression manipulatoire.

4. Intériorisation et suppression de la colère.

5. Compenser avec le sexe, les activités dangereuses / extrêmes qui procurent de l’adrénaline, le shopping excessif, etc.

Les façons constructives :

1. Prendre du recul, prendre conscience quelle est l’émotion que je ressens en ce moment et pourquoi cela me fait souffrir : de quoi ai-je peur ? Pourquoi cela me blesse ? Pourquoi suis-je déçu(e) ? Qu’est-ce que je voulais contrôler ? Est-ce que j’avais des attentes spécifiques de cette personne ou de cette situation ? Quel est mon point faible (pourquoi cette situation résonne chez moi ?) ? Laissez s’exprimer vos émotions, juste en prenant conscience de ce que vous ressentez.

2. Taper des pieds le plus fort possible. Avez-vous vu des enfants quand ils tapent des pieds en colère ? C’est un moyen de décharger l’émotion forte, de vivre l’émotion au travers de notre corps.

3. Danser, énergétiquement, laissez votre corps bouger. Il y a beaucoup des danses où l’on tape des pieds d’ailleurs. Chez vous, dans la salle de bains, peu importe, laissez votre corps bouger et exprimer ce que vous ressentez.

4. Crier. Si vous êtes seul(e), bien sûr. Inspirez profondément et videz vos poumons, laissez sortir cette émotion en criant « Non ! » ou « Aaaah ! » aussi fortement que vous pouvez jusqu’au ressenti de vide à l’intérieur.

5. Parler. Raconter la situation à votre psy, votre coach, vos parents, votre mentor, la personne qui ne cherchera pas à vous « sauver » ni à vous juger, mais qui sera là pour vous accompagner et vous écouter. Cela vous permet une prise de conscience, voir même de trouver la solution qui est la vôtre et qui est authentique. Evitez de « partager » votre vie privée (intime) avec vos ami(e)s, cela génère des « bons conseils », les jeux psychologiques de Sauveur et les mauvais choix. Prenez la responsabilité pour votre vie et vos émotions, ne cherchez pas à ce que les autres décident à votre place. Évitez de décharger ces émotions négatives sur vos amis et votre partenaire de vie. Ils peuvent ne pas être prêts à prendre cette « décharge ».

6. Bouger. Activité physique, sport. Nous intégrons l’émotion en utilisant notre corps. Nous apprenons à canaliser nos émotions.

7. Massage avec les huiles essentielles. Nos blocages et tensions corporels sont les émotions bloquées. Le massage et les huiles essentielles nous permettent de diminuer ces tensions, enlever les blocages, intégrer nos émotions. Pendant le massage soyez conscients des odeurs, de votre respiration, de votre corps, de vos ressentis, de vos émotions. De plus les molecules aromatiques des huiles essentielles ont un impact direct sur notre cerveau limbique (notre centre émotionnel)

8. Respirer. Il y a des techniques de respiration qui permettent de vivre l’émotion, choisissez la vôtre : respiration holotropique, la respiration de la cohérence cardiaque (voir mon blog pour les instructions ), pranayama, bodyflex, etc. Vous pouvez accompagner cet exercice avec la diffusion des huiles essentielles spécifiques, qui permettent de débloquer les émotions, de les vivre sainement.

9. Battre un oreiller, un coussin ou votre canapé avec une serviette enroulée. Une autre façon d’évacuer la colère. La respiration intensive et profonde est très importante pendant cette procédure. Vous évacuez la colère et l’agressivité avec la respiration. Vous pouvez crier en même temps, pleurer, laissez les choses aller. Une fois vous vous sentez vidé(e), prenez une bonne douche et une bonne tasse de thé chaud. Finissez avec une méditation.

10. Méditation. Le moment d’introspection. Moment de vider la tête. Méditation olfactive (en respirant une huile essentielle qui vous plaît et en observant ce qui se passe chez vous) , méditations respiratoires de Reiki si vous les connaissez (Joshin Kokyu Hô, Hikari no Kokyu Hô, Gasshô Kokyu Hô, etc.), ou tout simplement, visualisez votre contact avec la terre, comme si vos jambes étaient des racines, et visualisez vos émotions descendre par vos racines dans la terre, et votre corps devenir léger, rayonnant. Ressentez tous les endroits avec les tensions physiques ou psychiques, et évacuez-les par vos racines.

11. Dessiner, peindre, colorier les mandalas, tricoter, faire des mandalas, etc… des traits, des formes, des mouvements, en étant conscient(e) que vous mettez vos émotions dans cette création. Choisissez les couleurs en fonction de vos émotions et ressentis, laissez vos mains travailler. Une fois que la création est finie, elle sera brûlée, pour dissiper complètement les résidus.

12. Chanter. Encore une fois, consciemment sortir la souffrance et les émotions. Même si vous ne savez pas chanter. L’objectif est d’évacuer, pas de faire un concert. Mettez votre chanson préférée et chantez.

13. Pleurer. Si vous avez envie de pleurer, faites-le. N’arrêtez pas vos larmes. Deux moments importants : ne pas pleurer dans votre lit avec votre oreiller (pas nécessaire d’utiliser votre lieu de repos et de régénération comme un lieu de décharge), pas devant un miroir, pas pour chercher la compassion et l’attention des autres. Vos larmes sont efficaces quand elles sont sincères.

14. Aller dans un temple. Même si vous n’êtes pas religieux, aller dans un lieu de silence permet de s’écouter et trouver des réponses. Si vous vous en sentez capables, vous pouvez prier, avec vos propres mots, avec votre cœur. En silence, avec des larmes ou pas.

15. Ecrire une lettre de pardon. Oui, cela permet d'évacuer aussi. Vous commencez cette lettre en exprimant vos émotions, vos souffrances, votre colère, toutes vos émotions et prétentions sans faire attention au langage. Vous trouverez les instructions dans mon blog.

16. Ranger. Votre espace personnel, professionnel, les placards, la maison, le bureau, l'ordinateur, le sac, laver la vaisselle, jeter les choses inutiles, faire de la place. Le rangement est une technique pour procurer une sensation d'ordre intérieur.

17. Marcher. Toucher la terre avec les pieds nus. Toucher les arbres. Être en contact avec la nature. C'est aussi une forme de méditation, de décharge et de ressourcement.

Une fois que vous ressentez que l’émotion négative a été évacuée, remplissez l’espace vide avec les bonnes choses, les bons sentiments, comme les vœux de bonheur, la gratitude, l’amour, la reconnaissance, etc.

Nos émotions nous permettent de prendre conscience des choses sur lesquelles nous devons travailler. Les décharger écologiquement, c’est déjà la moitié du chemin d’effectué. Mettre les bonnes solutions en place pour changer notre perception et notre comportement, c’est la réussite.

Et vous, comment gérez-vous vos émotions ?

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